Galard

 Título :  La France moderne... / J. Villain

Autor  :  Villain, Jules. Auteur du texte

Editor  :  Impr. de J. Thomas (Saint-Etienne)

Editor  :  Impr. de Firmin, Montane et Sicardi (Montpellier)

Datos de edición :  1906-1913


Formato :  3 tomes en 4 vol. : portr., armoiries ; 29 cm

Tomo 3 Pages 735 - 762

Fuente Gallica



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La France moderne... / J. Villain Villain, Jules. Auteur du texte

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— ~j(n -


■ ta) Autoine-Amédée-Marie-V inceut Manca de Yallombrosa, marquis de Morès, anc. off. de cavalerie,

né à Paris le 15 juin 1858, + assassiné par les Touaregs, à El-Ouatia (Afrique) le 8 juin 1896 ; il av. ép

à Cannes le 15 févr. 1882 Médorah-Marie Hoffmann, d’une famille originaire de Danemark, dont:

caaa) Athénaïs-Geneviève. mai. le 7 nov. 1905 au baron Louis Pichon, lieut' au 12 e cuirassiers ;

caabj Louis-Richard, né à New-York en 1885 ; caacj Amélie-Paul, né à Paris en juin 1890.

cabj Louise-Claire-Isabelle Manca de Yallo.mbrosa, mar. le 28 juin 1888 au comte Louis Lafond ;

cdc) Amédée-Joseph-Marie Manca de Vallombrosa.

d) N... de Galard-Béarn, mar. au comte O’Mahong.

3 0 Louis de Galard-Béarn, chev. de Malte : 4" André-Martin, auteur d une

branche cadette, qui suivra: 5 0 Louise-Marie, mar. au comte de Caylus :

o° Marie, mar. au comte de Momeleury ; 7 0 Jeanne-Denise, mar. à N... Droul-

lin, marquis de Mesniglaise.

XXXI. Alexandre-Léon-Luce de Galard-Brassac, comte de Brassac et de Béarn, chambellan de Xapoléon i er ; chev. de la Lég. d’honn., grand-croix de l’Ordre de Saint-Léopold d’Autriche, mar. en 1796 à Marie-Charlotte-Pauline-Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel, gouvernante des enfants de France, créée duchesse de Tourzel le 17 janv. 1816, fille de Louis-François du Bouchet de Sourches, marquis de Tourzel, et de Louise-Elisabeth-Félicité-Armande de Croix d’Havré ; ils eurent :

i° Louis-Hector, qui suit : 

2" Alix, mar. à Adrien-Fugène-Gaspard, marquis de Tulle de Villefranche, dont post.

XXXII. Louis-Hector de Galard-Brassac, comte de Béarn, né le 14 avr. 1802, 7 le 18 avr. 1871, off. de la Lég. cl’honn., décoré des Ordres de Saint-Vladimir de Russie et de l’Epée de Suède ; sorti de Polytechnique, off. d’E.-M., attaché à la mission, en Russie, de son oncle le duc de Mortemart, ministre plénipotentiaire : il ép. en i cs noces Coralie-Constance-Eléonore le Marois, fille du général, comte le Marois, aide de camp de Napoléon i er , et en 2 es noces le 18 juin 1839, Alix-Charlotte-Laure-Marguerite de Choiseul-Praslin. Il eut :

i° (i er mar.) Henri, 7 s. p., mar. à N fille de l'amiral de France, comte de Rigny ; 

2 0 Pauline-Eléonore, née le 25 juin 1825. 7 le 28 nov. 1860, mar. à Jacques-Victor-Albert, duc de Broglie. né le 13 juin 1831, J* le 21 janv. 1901, anc. ministre, membre de l'Académie Française, fils du duc de Broglie et dedite de Stael-Holsteix. dont :

a) Louis-Alphonse-Victor, duc df; Broglie, né le jq oct. 1846, anc. ministre de Mac-Mahon, député de la Mayenne, t le 26 août 1906, mar. le 25 sept. 1871 à Pauline Célestine-Louise de La Forest d’Armaillé, dont :

aa) Albertine-Charlotte-Pauline, mar. le 26 mai 1891 à Pierre-Louis-François, marquis de Lurpé :

ab) Louis-César-Victor-Maurice, né le 5 fé\r. 1888, enseigne de vaisseau, mar. le 12 janv. 1904 à Charlotte Bernon de La Rochetaillée, dont une fille ; ac) Pauline, inar. le 17 oct. 1910 au comte Jean de Panye* fils de Marie-Jean-Charles-Adolphe-Thomas, marquis de Panïf., anc. colonel d’artill. et de Marie-Laure-Assalie-Amélie Grasset ; ad) Louis, né le 15 août 1892.

b) Henri-Amédée, prince de Broglie, ne le 8 févr. 1849, mar. à dlle Say, dont :

ba) Albert, né le 6 mars 1876, mar. à Marguerite d'Harcourt; 

bb) Jacques, né le 20 déc. 1878, mar. le 14 déc. 1905 à la princesse Marguerite de Wagram ; 

bc) Robert, né le 25 nov. 1886, oll. de cavalerie;

bd) Marguerite, née le 20 avr. 1884, mar. le 21 déc. 1904 au comte de Lubersac.

c) François-Marie-Albert, prince de Broglie, né le 15 déc. 1851, lieutenant-colonel au 145 e régim. d inf., mar. le 12 juill. 1884 à Jeanne-Emilie de Dampmartin, F le 20 oct. 1901, dont :

ca) Jean, né le 27 janv. 1886; cb) Guillaume, né le 21 mars 1888; cc) Amédée, né le 6 mars 1891.

d) César-Paul-Emmanuel, prince de Broglie.

3 0 (2 e mar.) Laure-Henrjr-Gaston. qui suit ; 

q° Blanche, supérieure des Filles de la Charité de Rouen : 

5 0 Jean-Centule-Raoul-René, secrétaire d’ambassade, chev. de la Lég. d'honn.. 

7 le 8 sept. 187t. s. p., mar. à Germaine De.machy :

6° Jean-Casimir-Alexandre-Gontran de Galard-Brassac, comte Jean de Béarn, lieutenant d’inf. démissionnaire. 7 à Bastia en nov. 1910, mar. le 24 juin 1880 à Marie-Antoinette Valéry, fille du comte Joseph et de Hortense Piccioni, dont •

u) Jeanne-Marguerite-Louise-Blanche ; 

b) Centule de Galard de Brassac, comte Centule de Béarn :

c) Sabine ; 

d) Jean-Edouard-Hunaud, comte Hector de Béarn, né le 18 juin 1886, enseigne de vaisseau;

e) comte Sanche de Béarn, né à Pise (Italie) le 31 janv. 1888 ; 

/) Pauline.

7 0 Louis-Jean-Sanche-Arsieu de Galard de Béarn, comte Assieu de Béarn. né en 1861, sous-lieutenant de cavalerie de réserve, attaché à l’ambassade de France à Berlin; 8° Jeanne, 7* jeune.

XXX11I. Louis-Henri-Gaston de Galard de Brassac de Béarn, comte de Béarn, baron de la Rochebeaucourt, né le 9 juill. 1890,*|* le 18 juin 1893, off. d'E.-M., démissionnaire en 1872, chev. de la Lég. d’honn., grand-croix de Saint-Grégoire-le-Grand et de Charles 111 d’Espagne ; mar. le 9 mai 1873 à Cécile-Charlotte-.Marie de Talleyrand-Périgord. née le 9 janv. 1850, 7 le 11 déc. 1890, comtesse de Périgord, princesse de Chalais. marquise d’Excideuil, comtesse de Grignol, fille d’Augustin-René-Adal-bert-Paul, comte de Périgord et de Cécile-Amicie Rousseau de Saint-Aignan, héritière du titre de Chalais et d’une grandessed’Espagne de i re classe, à la mort, sans enfant. d’Elie-Louis-Roger de Talleyrand, duc de Périgord, prince de Chalais et Grand d’Espagne, son oncle. Ils eurent :

i° Louis-Hélie-Joseph-Henry, qui suit: 

s' Blanche-Marie-Pauline; 

3 0 Centule-Edmond, comte François de Galard de Brassac de Béarn, né le 23 déc. 1875 ;

4 0 Bernard-Etienne-Raymond, né le 3 juin 1879. lieutenant au 5 e cuirassiers à Tours ; 

6° Paul-Albert-Pierre-Arnaud, né le 11 févr. 1881 ; 

7 0 Etienne-Gabriel-Odon, né le 10 juin 1882.

XXXIV. Louis -Hélie-Joseph-Henry de Galard de Brassac, de Béarn, comte de Béarn, prince de Chalais, Grand d’Espagne de i re classe, secrétaire d’ambassade de France à Pékin; mar. le 24 juin 1905 à Paris à Béatrice Winans, née à Baltimore le 25 avr. 1884, 7 à St-Pétersbourg le 17 oct. 1907, dont :

i° Cécile-Néva-Marie-Béatrix, née à St-Pétersbourg le 17 avr. 1906; 

2 0 Gaston-Ross-Joseph-Henry, né à Saint-Pétersbourg le 19 oct. 1907

Galard

Título :  Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française, rédigé dans l'ordre patronymique, d'après les archives des anciens Parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs, contenant un vocabulaire du blason, la notice des familles nobles existant actuellement en France, avec la description et le dessin de leurs armes. Tome 1 / par D. de Mailhol

Autor  :  Dayre de Mailhol, Camille Philippe (1843-1898)

Fecha:  1895-1897

Fuente: Gallica




GALARD [de)

Galard, Gallard et autrefois Goalard, ancienne maison de Guyenne et Gascogne qui tirait son nom de la terre de Goalard en Condomois, qu’elle a possédée jusqu’à la Révolution. La tradition du pays et les vieilles chroniques la font sortir des comtes de Condomois, cadets des ducs d’Aquitaine. Ce qui appuie cette croyance, c’est qu’ona toujours appelé tours de Goalard celles qui sont près de Condom et qui étaient la résidence des anciens souverains de ce pays. On voyait encore, à la ün du siècle dernier, sur ces tours ruinées, les mêmes armes que porte la maison de Galard : D'or, à trois corneilles de sable, membrêes de gueules.

Hugues, dernier comte de Condomois, donna ses biens à l'abbaye de Saint-Pierre de Condom, en 1011, au préjudice de ses autres parents, comme il le dit dans sa donation, où il comprend les terres qu’il avait au Goalard; c’est d'un frère de Gombaut. père de Hugues, dernier comte de Condomois, que provient la famille de Galard.

Les premiers de ce nom furent Gérault, Aimery, Guillaume et Pierre, quatre frères mentionnés dans un acte de 1062 dont le Spicilcgium de Dom Luc d’Achery nous a conservé la substance.

Bertrand et Hugues de Goalard s’embarquèrent en 1248 à Aigues-Mortes avec saint Louis pour la •septième croisade.

Pierre de Goalard, grand sénéchal du Quercy, gouverneur de Flandre, ambassadeur à Rome,fut, en 1311, grand maître des arbalétriers de France.

Jean de Goalard, sire de Limeuil, fit un traité particulier avec le roi d’Angleterre en 1358 pour être réintégré dans ses biens confisqués.

Viguier de Goalard devint en 1360, tuteur de la jeune comtesse d’Armagnac et exerça de hautes fonctions politiques.

Hector de Goalard, commandant de 100 gentils hommes à Bec-sous-Corbin sous Charles VI, donna son nom au varlet de carreau quand les cartes à jouer reçurent des dénominations modernes.

Jean de Goalard, surintendant de la maison de la reine, chevalier des ordres du roi, fut ambas sadeur de Rome, ministre d’Etat et gouverneur delà Lorraine,la Saintonge etl’Angoumoisen 1633.

Enfin cette maison a donné un évêque d’Agen en 1235, deux évêques de Condom en 1238, et en 1340 un évêque du Puy en 1774, quantité d’offi ciers généraux dans les armées de terre, un contre-amiral, plusieurs ambassadeurs, et a joui cinq fois sur preuves des honneurs de la cour.

Alliances : Armagnac, Beauville, Broglie, Caramain, Caumont la Force, Choiseul, Captan, Durfort, d’Espagne, d’Estournel, Flamarens, La Valette, La Rocheandry, La Roche Beaucourt, Noailles, Novion, Lusignan, Jumilbac, Pardaillau-Gondrin, Lostanges, Béarn, Noé, Rohan-Chabot, Touville, La Rochefoucauld, Vaillac, Colonne, Périgord, Crussol d’Uzès, Narbonne, Montesquiou, etc.

Armes : D'or, à trois corneilles de sable becquées, membrêes et onglées de gueules, posées 2 et i.

Couronne de marquis.

Supports ; Deux lions.

Devise : In via nulla invia.

Cette famille a formé deux branches: la branche aînée, dite des marquis de Galard-Terraube, et la branche cadette, titrée prince de Béarn et de Viana, par lettres patentes autographes, du 9 juillet 1868, de S. M. la reine d’Espagne à son cousin Gaston de Béarn, chef de la branche cadette, prince de Chalais et grand d’Espagne de première classe, par héritage le 7 avril 1883, comte de Brassac par lettres patentes du 9 janvier 1809, barons féodaux de Brassac-Marsan, etc.

Armes : Parti : au 1 de gucides, aux chcdnes d’or, passées en orle, en croix et en sautoir, se rattachant au centre à une émeraude de simple et à la cotice d'argent brochant sur le tout, qui est de Navarre ; au 2 d'or, à deux vaches de gucides, acornées, colle tées et clarinées d'azur, passantes l'une sur l’autre, qui est de Béarn.

Armorial général de la France - de Béarn

Título Armorial général de la France ...de Béarn

Volumen 7 de Armorial général de la France

Autor Louis Pierre d', Hozier

Editor Firmin Didot frères et fils, 1868

Procedencia del original Universidad de Lausanne

Fuente Google books




Comte de Béarn, sénateur

Título: Comte de Béarn, sénateur
Autor: anónimo
Fecha: 1854
Descripción: Épreuve sur papier albuminé contrecollée sur carton
Dimensiones: H. 8,2 ; L. 5,5 cm.

Louis-Hector de Galard de Brassac de Béarn

Título: Louis-Hector de Galard de Brassac de Béarn
Fuente: Wikipedia
Louis-Hector de Galard de Brassac de Béarn (12 avril 1802, Paris - 26 mars 1871, Bruxelles), est un militaire, diplomate et homme politique français.
Comte de Béarn, sénateur 1854

Biographie
Fils d'Alexandre Léon Luce de Galard de Brassac de Béarn et de Pauline de Tourzel (en), petit-fils de Louise-Élisabeth de Croÿ de Tourzel, dernière gouvernante des enfants de France, il passa par l'École polytechnique et l'École d'état-major, puis il accompagna, sous la Restauration, la Dauphine dans son voyage en Vendée. Il débuta ensuite, comme attaché militaire à l'état major de l'armée russe, pour suivre les opérations de la guerre contre les turcs, en 1828, et reçut de Nicolas Ier, à l'assaut de Varna, la croix militaire de Saint-Vladimir.
De retour en France, il entra dans la diplomatie, comme chargé d'affaires à Naples, puis comme envoyé extraordinaire, ministre plénipotentiaire, et enfin ambassadeur auprès de différentes cours de l'Allemagne.
Béarn ne combattit pas le Second Empire, qui le comprit, le 19 juin 1854, sur la liste des membres du Sénat. Opposé à l'unité italienne et dévoué aux intérêts ultramontains, il prit au Sénat la défense du Saint-Siège, ainsi que de l'enseignement catholique. Il se montra aussi très hostile à la liberté de la presse, et vota la loi de sûreté générale.
Entre 1853 et 1859, il fit détruire et reconstruire le château de la Rochebeaucourt. Il rénove ensuite le château de Clères.
Il épousa la fille du général Jean Le Marois puis, en 1839, la fille de Charles-Félix de Choiseul-Praslin. Il est le beau-père du président du Conseil Albert de Broglie.
Distinctions
Officier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur : 30 décembre 1835 ;
Grand-croix de l'Ordre impérial de Léopold.

Quelques souvenirs d'une campagne en Turquie, par Hector de Béarn

Título : Quelques souvenirs d'une campagne en Turquie, par Hector de Béarn
Fecha:  1828
Autor : Béarn, Hector de Galard Brassac (1802-1871 ; comte de). Auteur du texte
Fuente 1: Gallica
Fuente 2: Google books

La Cloche de Lourdes

Título: La Cloche de Lourdes
Publicación:  L'Écho des Pyrénées : journal politique paraissant les mardi, jeudi, samedi. Pau, Francia
Fecha :  1875-01-05
Fuente: Gallica


Quand on se rend au Sanctuaire de Lourdes, voyageur ou pèlerin, on ne le quitte pas sans avoir remarqué une belle cloche, qui fut récemment baptisée et bénie par un de nos éminents prélats et qui bientôt sonnera les heures de prière dans le clocher de l’Eglise.
Sur cette cloche sont gravés ces mots:
« Henri, Gaston, Prince de béarn et de yiana, et Cécile, Charlotte, Marie de Périgord, Princssse de Béarn et de Viana m’ont donnée à N. D. de Lourdes. »
Or ce titre de Prince de Béarn porté jadis par les Souverains du Béarn et inséparable de la Souveraineté n’est ni plus ni moins que le titre de notre grand Henri, Henri III de Navarre et Henri IV de France.
Il l’a transmis à sa descendance avec la couronne de France et de Navarre à laquelle le Béarn avait fait réversion en sa personne.
De telle sorte, que si on se place au point de vue de la légitimité, le vrai et seul Prince de Béarn est Henri V de Bourbon, et si on se place au point de vue des faits accomplis, il n’y a d’autre Prince de Béarn que celui qui règne sur la France.
Mais jamais, jusqu’à ce jour, il n’est entré dans la pensée d’un particulier de prendre le titre de Prince de Béarn.
Quant au titre de Prince de Viana, il était porté jadis par le fils aîné des Rois de Navarre, de même que le titre de Dauphin appartenait à l’héritier de la couronne de France.
L'usurpation de ce dernier titre par un particulier n’est que ridicule; celle du titre de Prince de Béarn est plus grave, parce qu’elle blesse toutes les traditions de notre histoire et, comme Béarnais, quelles que soient d’ailleurs nos opinions, nous devons protester contre l’inscription de la cloche de Lourdes.
Le donateur est Monsieur le Comte Henri Gaston de Galard, de Brassac, de Béarn.
Son père s’appelait le Comte de Béarn, et il est mort encore jeune, secrétaire d’ambassade, sans avoir jamais songé à prendre, à porter ou à demander le titre de Prince de Béarn.
Son grand-père, qui était Sénateur sous 1'Empire, a toujours été connu comme Comte de Béarn et pas nue son fils, ni de prendre le nom de Prince de Béarn. Comment se fait-il que le jeune homme, donateur de la cloche de Lourdes, ait osé substituer au titre porté par son père, son grand-père et par tous les siens, le titre Royal et Souverain de Prince de Béarn?
Cela ne pourrait s’expliquer que de deux manières, qui toutes deux nous graissent inadmissibles.
Ou bien M. le Comte de Béarn a été créé Prince de Béarn sous l’Empire.
Ou bien, profitant de l'absence d'un Souverain par le fait de la république, il s’est créé Prince de Béarn, lui-même et de son autorité privée.
Le premier cas nous semble peu probable, car une création de ce genre ne fut pas passée inaperçue et en tout cas nous l’eussions due figuier comme décret Impérial au Journal Officiel ou au Bulletin des Lois; nous sommes donc presque forcés de craindre et de supposer que M. le Comte de Béarn a pris les titres de Prince de lui môme, sans droit et, sans permission.
Sa famille, d’ailleurs ancienne, s'appelait Galard.
Géraud, Sire de Galard, épousa vers l’an 1300 Eléonore d’Armagnac, Dame de Brassac et son fiis Beitrand prit le nom de Galard de Brasac.
Un de ses descendants, Hugues, Baron de Galard de Brassac épousa en 150S Jeanne d'Antiu, veuve de Jean de Béarn de Gerderest, lequel était fils cadet d’un enfant naturel de Jean, Comte de Foix et Vicomte de Béarn.
Jeanne d’Antin avait eu de son premier mari, le fils du bâtard de Foix, une fille nommée Jeanne de Béarn de Gerderest, et elle lui fit épouser François de Galard de Brassac, fils de son second mari, l’année môme de son second mariage, le 12 Novembre 1508, en stipulant que son gendre ajouterait à son nom et à ses armes, le nom et les armes de sa fille.
François prit en conséquence le nom de Béarn qu’il ajouta à celui de Galard et de Brassac, et qu’il transmit à sa descendance, laquelle portait le titre de Comte au XVIIme siècle.
Il y avait d’ailleurs d’autres Comtes 'de Béarn de la môme souche bâtarde et descendants du frère aîné de de Béarn.
Comme on le voit, il n’y a dans tout ceci aucune trace du titre de Prince de Béarn, qui n’a jamais pu appar tenir qu’au légitime Souverain du Béarn, et encore moins du titre de Prince de Viana qui n’a été porté que par les héritiers légitimes de la Couronne de Navarre.
Les descendants de François continuèrent jusqu’à nos jours à s’appeler Comtes de Galard de Brassac de Béarn ou simplement Comtes de Béarn, et ce n’est que récemment, à l’occasion de son mariage, que le jeune Comte eut l’étrange fantaisie de faire circuler des billets de faire-part portant les titres pompeux de Prince de Béarn et de Viana.
Dans le monde parisien, on fit à cette prétention sou daine, l'accueil quelle méritait; puis on cessa de s’en occuper, parcequ'aprés tout, il importe peu au public qu’un Monsieur se fasse appeler chez lui d’un nom ou d’un autre.
Mais pour nous autres Béarnais, il ne convient pas quo des particuliers viennent ainsi s’emparer des titres de nos anciens souverains; il convient encore moins que cette entreprise reçoive en quelque sorte une sanction religieuse, par l’inscription gravée sous l’airain de nos sanctuaires.
L'Eglise de Lourdes est le pèlerinage de Notre Dame

et non°pas le bureau d’enregistrement des nouveaux ti
tres qu’il plaît aux pèlerins de s’attribuer.
On doit s’y présenter avec le nom de son père.
\ussi demandons-nous qu’une enquête nous apprenne
quel est ce nouvel héritier de la Couronne de Navarre
qui ressuscite après plus d’un siècle les titres de Prince
de Béarn et de Prince de Viana.
Nous avons une loi, nous avons des décrets qui régis
sent la matière, et nous verrions avec plaisir l’autorité
qui est chargée de les faire respecter, en assurer l’exé
cution et ne pas permettre qu aux yeux de tous ils
soient violés à Lourdes.
Si M. le Comte de Béarn est devenu depuis quelque
temps Prince de Béarn et Prince de Viana, qu’il le
prou\e et nous nous inclinerons.
Mais si la bonne foi de l’éminent prélat qui a baptisé
la cloche de Lourdes a été surprise, nous demandons
que les faux titres soient effacés et que le donateur y
soit désigné comme l’ont été jusqu’ici tous les siens :
Comte de Galard de Brassac de Béarn ou seulement
Comte de Béarn ; — et ce sera justice.


Otra vez 24 -11-1880
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5229862p/f2.item.r=Chateau%20viana.zoom